Statut du VDI : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le statut du VDI

Qu’est-ce qu’un VDI ?

Le VDI (abbréviation de vendeur à domicile indépendant) est un statut en France qui permet d’exercer une activité de vente à domicile du vendeur ou sur son lieu de travail. La France manque cruellement de commerciaux et ce statut permet d’exercer cette activité de commerce à domicile facilement, avec peu de contraintes administratives. C’est un statut flexible et qui convient très bien aux personnes qui débutent dans le domaine de la vente directe et veulent faciliter la création de leur activité.

Deux types de VDI : le vendeur à domicile mandataire et le vendeur à domicile indépendant acheteur-revendeur

Le VDI mandataire a le pouvoir de prendre les commandes des clients au nom et pour le compte de la société de vente directe. Il n’a donc pas besoin d’acheter les produits pour les revendre ensuite, ou de se constituer un stock. Souvent, ce VDI dispose tout de même de quelques produits de démontration. La société est propriétaire des produits qu’elle envoie aux clients et tracent les commandes pour pouvoir reverser ses commissions au vendeur VDI, calculées sur le chiffre d’affaires.

Le vendeur à domicile indépendant est acheteur-revendeur lorsqu’il doit acheter les produits à la société pour les revendre ensuite à des clients. Sa commission provient donc de la marge entre le prix d’achat du produit et le prix de revente.
Commission = Prix de revente – prix d’achat
La plupart des sociétés de vente directe vendent leurs produits aux VDI à un prix distributeur, ou prix de gros, et recommandent un prix public, qu’il n’est pas toujours obligatoire de respecter. Elles recommandent un prix public afin d’éviter la concurrence et une guerre des prix entre les vendeurs à domicile. Le prix public est seulement un conseil et le vendeur peut souvent décider du prix qu’il fait à ses clients. Parfois, la société fixe un tarif maximal à ne pas dépasser. Dans le cas où la société ne propose pas de livraison directe au client, cela va sans dire que le vendeur devra se constituer un stock suffisant pour faire face aux demandes de ses clients avec un délai de livraison modéré. Dans le cas où le vendeur n’aurait pas le produit en stock au moment de la commande, le vendeur doit aussi prendre en compte les éventuels frais de livraison, qu’il est conseillé de répercuter sur le client, afin que le vendeur ne sacrifie pas sa marge.

Les statuts autres que le statut du VDI pour la vente

Il existe 3 statuts différents pour l’activité de vente en France : Agent commercial, VRP multicarte ou Vendeur à Domicile Indépendant ( VDI ). Un autre statut très prisé dans ce domaine est le statut d’autoentrepreneur, un statut souvent choisi quand le statut de VDI n’est pas proposé par la société de vente directe, mais également car il apporte d’autres avantages, notamment celui d’être clairement reconnu comme entrepreneur indépendant.

Avantages du statut de VDI

Les avantages du statut de VDI sont nombreux, comme vous allez le découvrir dans les sections suivantes. Parmi eux, on peut citer : une grande autonomie dans les horaires, le temps de travail, les jours de travail, les dates de vacances, le choix évidemment de la société qu’il représente et des produits qu’il vend, l’indépendance puisqu’il peut arrêter son activité s’il le souhaite, et les revenus sont proportionnels aux performances et non pas au temps de travail. Ainsi, quelqu’un avec de bonnes performances peut se constituer un revenu conséquent en travaillant moins d’heures.

Formalités administratives

Le statut du VDI est défini par la loi 93/121 du 27 janvier 1993. La création du statut du VDI pour un particulier est extrêmement simple et est possible à partir de l’âge de 18 ans. Ce statut n’est disponible que pour les sociétés de vente directe qui ont fait les démarches administratives pour le proposer à ses vendeurs. Dans ce cas, le futur VDI transmet simplement son numéro de Sécurité Sociale à la société. Puis, il remplit une déclaration d’existence auprès du CFE (Centre de Formalités des Entreprises) dans au plus tard 15 jours après le début de son activité. Ainsi, le centre des impôts peut appliquer les avantages fiscaux à sa nouvelle activité de vendeur à domicile.

Le VDI, une fois enregistré, reçoit un bulletin de précompte de la société où se trouve ses coordonnées qui permettent de l’identifier, les revenus perçus pendant le trimestre passé ainsi que les cotisations sociales qui sont prises en charge par l’entreprise dont dépend le VDI.

Tant que les revenus du Vendeur ne dépassent pas 50% du plafond annuel de la sécurité sociale pendant trois années pleines, entières et consécutives, le VDI n’a pas besoin de s’inscrire au Registre Spécial des Agents Commerciaux. Quand ses revenus dépasseront ce plafond, ce sera alors au VDI d’effectuer cette démarche.

Rémunérations du statut VDI et imposition

Déclaration de revenus

Pour connaître ses revenus annuels, il suffit simplement au VDI d’ajouter les commissions perçues au cours des 4 trimestres de l’année, qui sont mentionnées sur les 4 précomptes (1 par trimestre) envoyés par la compagnie. Si le montant des commissions reçues par le VDI ne dépasse pas un certain plafond (32600€ HT en 2011), le VDI pourra déclarer ses revenus sous un régime spécial d’imposition qui s’appelle le “micro-BNC”. Ce régime permet au VDI de bénéficier d’un abattement de 34% au titre des frais professionnels. Ensuite, le VDI reportera ses revenus sur sa feuille d’imposition dans la case micro-BNC. Est ensuite appliqué l’impôt sur le revenu suivant la tranche à laquelle le VDI appartient en tant que particulier et prenant en compte les autres revenus de son foyer fiscal.

TVA
Le VDI bénéficie d’une franchise de TVA, c’est à dire qu’il ne facture pas de TVA et n’a pas de TVA à reverser à l’Etat (en dessous d’un certain plafond de chiffre d’affaires). Le prix affiché au client ne contient donc pas de TVA.

Contribution économique territoriale (CET) (Ancienne taxe professionnelle)

Le VDI est en principe redevable de la Contribution Economique Territoriale (CET) qui inclut une cotisation foncière et une cotisation sur la valeur ajoutée. Le VDI est exonéré de ces 2 taxes dans la mesure où son chiffre d’affaire ne dépasse pas un certain plafond (16,5 % du plafond annuel de la Sécurité Sociale pour la cotisation foncière et 152 500 € de chiffre d’affaire pour la cotisation sur la valeur ajoutée).

Ainsi, il est évident que le statut du VDI comporte de nombreux avantages fiscaux. En bref, tant que le VDI ne gagne pas d’argent, il ne paie pas d’impôt. Le seul impôt dont il est redevable au début est l’impôt sur le revenu. Puis, viennent s’ajouter la CET. Ensuite, à partir de revenus déjà conséquents, le VDI ne bénéficie plus du régime micro-BNC et devient redevable de la TVA. A partir d’un certain seul de chiffre d’affaire, le VDI devra passer en société.

Sécurité sociale : quelle protection pour la personne sous statut du VDI ?

Le VDI est assimilé comme un salarié de la société de vente directe, même s’il est indépendant. C’est donc la société qui verse les cotisations à l’URSSAF, la CSG et la CRDS. Le VDI bénéficie de la sécurité sociale, et n’est pas rattaché au Régime Social des Indépendants (RSI). Ceci est une différence majeure par rapport aux autres statuts de travailleur indépendant.

Cumul du VDI avec une autre activité (salarié, entrepreneur, chômeur)

Les revenus provenant d’une activité de vendeur à domicile peuvent se cumuler avec d’autres sources de revenu. Il existe de nombreux cas et des conditions. Pour un bref aperçu, il est possible de cumuler les revenus de VDI avec une pension d’invalidité, d’une activité salariée, d’une autre activité d’indépendant, avec certaines retraites,…etc Les cas sont nombreux et je vous invite à vous renseigner auprès des services compétents suivant votre situation.

Droit au chômage ?

Dans le cas où le VDI percevait des allocations chômages (droit acquis d’une précédente activité) avant de démarrer son activité, il continue de les percevoir dans la limite de ses droits, et dans la limite où ses revenus de VDI ne dépassent pas 70% des revenus qui ont servis à calculer son allocation chômage.

Pôle Emploi considère le VDI comme un créateur d’entreprise. A ce titre, le VDI ne côtise pas pour le chômage, et n’aura pas droit aux allocations chômage dans le cas où il arrêterait son activité de VDI.

Les professions incompatibles avec le statut du VDI

Autrefois, les fonctionnaires ne pouvaient exercer d’autres activités rémunérées. C’est très différent de nos jours. Les fonctionnaires doivent faire une demande spéficique pour avoir le droit d’exercer une activité complémentaire, mais sachez que ces formalités ne sont pas si compliquées qu’on pourrait penser.

Certaines métiers sont incompatibles avec l’activité de VDI comme à titre d’exemple : avocat, notaire, greffier du tribunal, commissaire priseur, huissier, maire, expert-comptable, géomètre-expert, administrateur, médecin, dentiste, kinésithérapeute, vétérinaire, architecte ou infirmier.

Certains contrats de travail interdisent l’exercice d’une autre activité, ou contiennent une clause de non-concurrence qui empêche l’accès au statut de VDI.

 

En conclusion

Le statut du VDI est un statut très avantageux pour le particulier qui souhaite démarrer une activité de vente directe à domicile avec le minimum de risque financier et d’imposition. Il peut se cumuler avec une activité salariale à plein temps, une autre activité d’indépendant, des allocations chômages,…etc Il permet donc d’améliorer son pouvoir d’achat, tout en préservant ses acquis. C’est loin d’être une arnaque VDI, mais il est évident que du travail s’impose pour générer des revenus. C’est la raison pour laquelle c’est une activité en plein essor en cette période de difficulté économique.

About The Author

Millie Lavoisier

Je me lance dans le marketing de réseau en 2008. En 5 ans, je monte un blog et crée de nouvelles relations qui me permettent en 2012 de lancer une grande compagnie Américaine en France et d'atteindre un chiffre d'affaire global de plus de 1 000 000€ en seulement 7 mois, . Aujourd'hui reconnue comme une leader professionnelle en marketing de réseau, je veux VOUS aider. Pour découvrir comment je peux vous aider, cliquez ici...

6 Comments

  • Ava

    06/04/2014

    C’est peut-être une activité en plein essor, mais personnellement, je ne pense pas que ce soit fait pour moi. Je pense qu’il est très difficile d’aller chez les gens et de les convaincre d’acheter quelque chose. Les gens se méfient beaucoup. Et puis, je préfère faire travailler mes mains plutôt que de vendre quelque chose.

    • Millie Lavoisier

      09/10/2014

      C’est un point de vue que je respecte. Simplement, je pense que la vente a beaucoup d’à priori qui sont faux. Tout dépend de quel type de vente on parle. Ici, on parle de vente car il y a échange d’argent contre un produit. Mais nous sommes très loin des techniques de vente. Dans le marketing de réseau s’épanouit le principe du bouche à oreille où chacun parle à quelqu’un d’un produit dont il est un consommateur conquis… Dans ce cas, il n’y a pas de technique de vente forcée. C’est simplement comme de recommander un restaurant où on a bien mangé et où on a été bien reçu !

  • Ewena

    25/10/2014

    Bonjour,
    je suis kiné libérale et compte me lancer dans le MLM d’ici peu. Je suis étonnée de voir sur votre site que le statut de VDI est incompatible avec ma profession. Pourriez vous s’il vous plait me donner des précisions?
    Merci d’avance.

  • Alex

    24/02/2015

    Bonjour,

    Vous dîtes que le VDI qu’il ne facture pas de TVA, ne la reverse pas à l’Etat et que le prix affiché au client ne contient pas de TVA. Mais cela concerne t – il seulement les VDI sous contrat d’acheteur revendeur ou également ceux sous contrat mandataire ?

    Merci de votre réponse

  • flo77150

    10/03/2016

    très bon article ^^et merci pour les infos ^^